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Hernan + law of the jungle
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 :: Hors RP :: Le reste
MessageSujet: Hernan + law of the jungle Jeu 25 Aoû - 21:32

Hernan O'Shea

Identité

Je m'appelle Heraclio Hernando O'Shea, mais parfois souvent mes proches me surnomment simplement Hernan ce que je préfère absolument. Je suis né le 5 mai 2015 au labo de la base et j'ai donc fêté mes 1 (37 d'apparence) bougies. Dans la vie quotidienne, je suis chasseur de mutant - et baby-sitter de Kirk - et je gagne plutôt bien ma vie et cela me permet d'ailleurs de vivre dans Fort Detrick. Ma vie est déjà trépidante, pourtant côté coeur je suis célibataire et je suis plutôt attiré par les deux, parce que choisir c'est se priver de la moitié du fun. On me dit souvent que je ressemble à Oscar Isaac et pour remplir ce dossier, j'ai rassemblé mes photos grâce à tumblr.

Je suis donc de la génération omega et je ne connais pas le projet Avalon. Dans mes gènes j'ai deux pouvoirs d'inscrit et ils sont la maîtrise de la terre & la superforce. Malheureusement, il y a aussi des inconvénients et voici la mienne : des crampes musculaires, extrêmement douloureuses, généralisées et paralysantes. Envers le Projet Avalon je me sens fidèle

Quelques Questions

Quelles sont tes capacités ?
maîtrise de la terre : Le terme lui a toujours paru incorrect. Il ne maîtrise pas la terre: il communique. Chaque vibration, chaque soubresaut, chaque secousse. La terre parle. Il écoute. Puis il demande, et elle répond. Il a mis des années avant de maîtriser ce don. Car à son image, l'élément terre est brut, exigeant, et aussi placide qu'il peut être furieux. Chaque caresse peut ouvrir un abysse, chaque pas peut soulever des montagnes, chaque coup de sang peut provoquer un séisme. Et assez logiquement, le caractère irascible d'Hernan n'a dans un premier temps pas paru franchement compatible avec une mutation qui demande une bonne dose de maîtrise de soi. Les accidents ont été nombreux, et certains endroits portent encore les stigmates de ses échecs. Mais aujourd'hui il a appris à maîtriser ce talent, en même temps qu'il a appris à maîtriser cette colère qui bouillonne perpétuellement en lui. S'il communique avec la terre, il ne peut cependant la créer du néant: rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, après tout. Plus encore, il est dit que chaque chose à un prix: celui de son talent est douloureux, et proportionnel à l'importance de la tâche qu'il a accomplie. Ainsi s'il n'y prend garde, les crampes qui le paralysent parfois pourraient, hypothétiquement, s'il devait pousser sa puissance à un point de non-retour, lui coûter plus que ce qu'il n'est prêt à donner...
superforce : Malgré sa carrure, sa force hors du commun n'a rien à voire avec ses entraînements quotidiens. Il n'en a encore jamais testé les limites, mais il peut tracter, pousser ou soulever virtuellement tout. A nouveau, le prix se payera le lendemain, et sa force n'est pas illimitée, mais simplement hors du commun. S'il s'amuse parfois à agacer les monsieur muscles qu'il rencontre, il porte une attention constante à ce qu'il fait... un éléphant dans un magasin de porcelaine, si vous préférez une image.
Quelle est ta faiblesse ? Elle est si... normale qu'elle en serait presque risible. Il peut soulever des montagnes, au propre comme au figuré; et pourtant ce qui le terrasse est bassement... humain. La médecine a développé pour tous ces symptômes une variété fabuleuse de noms plus ou moins compliqués allant de crampe musculaire à syndrome PPHK ou paralysie périodique hyperkaliémique. Pour rire, il dit toujours qu'il continue simplement sa transformation en pierre. Mais peu importe le nom, le fait est là: chaque fois qu'il utilise un de ces deux "pouvoirs", il sait que les heures qui suivront seront au mieux agaçantes, au pire une traversée de l'enfer. De la simple contraction involontaire d'un muscle ou l'autre à des crampes généralisées, insoutenables, qui le paralysent complètement pendant des heures entières de douleur, tout dépend de l'effort qu'il a fourni à l'origine. Les symptômes les plus faibles le mettent de mauvaise humeur, mais les pires crises le rendent vulnérable pendant des heures. Et une question persiste: viendra-t-il un jour où une crise s'avèrera si forte qu'elle crampera le muscle de trop ?
Comment as-tu découvert tes capacités ? La découverte de ses capacités est venue très tôt; trop, sans doute. Il avait à peine douze ans, et se croyait invincible, déambulant dans les rues d'El Barrio, le fameux quartier East Harlem de New York City, avec sa bande de copains et sa soeur sur les talons. Ah, impétueuse Mercè qui voulait désespérément être comme lui. Et lui qui la repoussait sans cesse, parce que ses copains riaient de lui d'avoir ainsi toujours sa soeur sur les talons. Puis vint un jour où une chamaille plus violente que les autres éclata. Ils avaient grimpé sur l'un des grands arbres du parc près de chez eux, et comme toujours Mercè avait suivi, frêle gamine obstinée de dix ans à peine. Il avait exigé qu'elle descende, elle l'avait envoyé paître. Le tempérament déjà bien trempé du gamin qu'il était avait explosé, lassé de repousser sans cesse sa soeur; et soudain la terre avait grondé avec lui, l'arbre avait tremblé. Un cri, un bruit de choc, et puis le silence, atroce, assourdissant, horrifié, alors qu'un enfant de douze ans, perché sur la branche épaisse de l'arbre d'un parc de East Harlem, contemplait avec effroi le corps immobile de sa soeur en contrebas. Et même si son cerveau d'enfant ne comprenait pas encore vraiment le comment du pourquoi, il savait au fond, instinctivement, que c'était lui, lui qui avait fait trembler la terre, lui qui avait secoué l'arbre, lui qui l'avait condamnée.

Caractère

Charmeur – Joli cœur ou connard fini, les appellations varient mais l’idée reste la même : Hernan a du charme, il le sait, il en joue, et sans doute, en abuse parfois. A des fins professionnelles ou simplement personnelles, il a fait du flirt un sport, du panache une marque. Il s’amuse, il joue, sans toujours penser aux conséquences, et plus d’une fois le retour de balancier a été violent.
Intelligent – Il y a plus à la personnalité d’Hernan qu’un beau parleur à la belle gueule ; il est intelligent, et ce trait souvent est souvent sous-estimé chez lui, ce dont il n’hésite pas à jouer. Son intelligence, cependant, est plus pratique que théorique. Ne lui parlez pas de physique quantique, mais de données réelles, de variables applicables sur le terrain. Stratège redoutable, ses neurones semblent dépendants du niveau d’adrénaline qu’il a dans le sang, et son intelligence en situation de crise est absolument redoutable. Outre cela, il appartiendrait sans doute davantage aux philosophes et aux littéraires : dès qu’il en a le temps, il plonge dans un livre quelconque, et il est rare de le trouver sans un ouvrage dans ses bagages, même au fin fond du trou le plus perdu de la planète.
Téméraire – Hernan ose tout et n’a peur de rien. Les plans les plus improbables, les idées les plus impossibles, les situations les plus désespérées : il fonctionne à l’adrénaline, et aime s’attaquer à ce qui semble sans espoir. Fuite en avant ? Peut-être. Mais aucun danger ne l’a encore fait reculer, et il s’est taillé au fil des années une réputation de tête brûlée, si pas de fou. Impossible n’est pas Hernan !
Amusant – Arrogance ou fragilité ? Les explications vont bon train pour expliquer ce rôle de boute-en-train qu’il s’efforce toujours d’endosser, pour le meilleur comme pour le pire. Une petite réplique pour alléger l’atmosphère, une blague plus lourde qui échoue lamentablement… Hernan aime amuser la galerie. Parfois, sans doute pour masquer d’une pirouette ses propres faiblesses, mais aussi, souvent, pour tenter de redonner le sourire à ceux qui l’ont trop rare.
Compatissant – Derrière ses allures arrogantes et un peu brute de décoffrage, il est avant tout un être profondément gentil, avec cette tendance, dangereuse sans doute, à prendre trop à cœur les malheurs d’autrui. Samaritain insoupçonné, il voudrait pouvoir toujours aider davantage, et doit souvent réprimer l’envie de venir au secours de la veuve et de l’orphelin.
Protecteur – Ceux à qui il s’est réellement attaché connaissent sans doute ce trait fondamental de sa personnalité : Hernan ne supporte pas que du mal soit fait aux très rares personnes à qui il accorde sa confiance et son affection totales. Naturellement protecteur envers ceux qui ne peuvent se défendre, il l’est à un point excessif envers les rares personnes auxquelles il tient, et sans doute Kirk pourrait-il en témoigner. Ce trait est encore accentué par le souvenir marquant de celle qu’il n’a pu protéger…
Arrogant – Hernan est sûr de lui ; beaucoup trop. Son égo lui a déjà joué nombre de tours au fil des années, et son attitude de tête brûlée agace en permanence sa hiérarchie. Un peu trop fier pour son bien, Hernan est toujours la grande gueule du groupe, et sa réputation d’audacieux n’arrange pas son humilité. D’autant que rares sont ceux à pouvoir le faire redescendre sur terre sans provoquer l’une de ses légendaires colères – comprenez, seul Kirk.  
Impulsif – Hernan fonctionne à l'adrénaline et à l'instinct. Il n'est pas idiot, loin de là, mais il fera toujours plus confiance à son instinct premier qu'à une longue réflexion. Il fonce tête baissée, et gère les conséquences de ses impulsions plus tard, bien que plus d'une fois cette capacité de réaction lui ait sauvé la vie. Plus encore que ses décisions, c'est toute sa personnalité qui réagit au quart de tour. Un mot de travers, un coup de sang, et tout peut vite partir en vrille.
Bagarreur – Inutile de se voiler la face, Hernan est extrêmement nerveux, un peu trop arrogant et très susceptible... Alors forcément, il en faut peu pour que toute cette énergie accumulée se déchaîne dans une bonne bagarre libératrice. Mais pour goûter du crochet gauche d'Hernan, il ne faut pas nécessairement attaquer sa personne: il a fait des bullies ses punching-balls favoris. Et surtout, surtout, ne touchez jamais à Kirk.
Calculateur – S'il est impulsif, Hernan est aussi excellent stratège. Derrière les coups de sang se cache une véritable intelligence, et il calcule toujours les risques avant de se lancer à corps perdu dans une bataille. Hernan sait se montrer opportuniste, prendre des risques mesurés et agir dans le seul but d'obtenir un résultat; c'est d'ailleurs ce qui fait de lui un excellent élément. Colérique, peut-être, mais idiot, certainement pas.
Caractériel – Il est une tête brûlée, tout le monde le sait. Irrévérencieux à l'excès, la hiérarchie lui a toujours paru un concept très flexible, et il serait mis à pied plus souvent s'il n'était pas un asset précieux et un coéquipier nécessaire. Il a la colère facile et le poing volant, et n'a jamais été doué pour apaiser les tensions qui se forment. Il n'aime pas obéir, il n'aime pas plier, il n'aimer pas céder. Et ça ne risque pas de changer.

Invité
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MessageSujet: Re: Hernan + law of the jungle Jeu 25 Aoû - 21:41

Histoire
« Hernan ! Hernan, regarde-moi ! Regarde-moi quand je te parle ! » Mais le gamin ne veut pas le regarder. Il fixe obstinément le sol, tentant vainement de discerner à travers le flou de ses larmes les points noirs sur le carrelage blanc. L’odeur de Dettol lui pique le nez, empirant les larmes qui coulent déjà sur ses joues. Ou bien est-ce la main large et calleuse de son père serrée impitoyablement autour de son bras ? Il veut juste que ça s’arrête. Revenir en arrière. Ne pas se fâcher. Ne pas s’énerver. La ramener. Et son père qui tonne de sa grosse voix ce nom amoché, avec cet accent irlandais épais comme la mousse d’une Guinness. Il n’a jamais su prononcer les noms hispaniques que sa mère a choisi, alors il l’a toujours appelé Hernan, et son accent venu tout droit du Nord de l’Irlande donne à ce prénom une saveur qui avait toujours rendu fier le gamin. Mais pas aujourd’hui. Cette nuit ce nom qui vrombit à travers les cordes vocales paternelles semble étrangement menaçant, et le jeune Hernan, luttant contre la prise de son père qui se resserre sur son bras, sent la main griffue de la peur l’emprisonner un peu plus à chaque syllabe. « HERNAN ! Regarde ton père quand il te parle, fils ! » Et les sanglots se transforment soudain en hurlements terrifiés, en un flux interrompu et insensés de mots qui se suivent mais n’aboutissent à aucun sens, d’excuses et de suppliques jetées au visage de son père dans une tentative semi-consciente de se faire pardonner, et d’éviter ce qui va suivre.

PLAF. La large paluche de son père s’abat sur sa joue dans un claquement mou, et soudain la peau lui brûle là où la paume cornée a rencontré la chair que l’enfance rend encore tendre. Il s’est arrêté de pleurer, et reste prostré là, dans un silence choqué. Il connaît les baffes. Il en a déjà reçu. Ça fait partie de la vie. Chez eux, on est élevé comme ça. Mais son cerveau est vide. Son esprit d’enfant est épuisé par une journée trop longue d’émotions et de larmes. Soudain se père se relève de sa position accroupie, longue carcasse maigre d’un mètre nonante. Son père lui a toujours inspiré ce mélange doux-amer de crainte et de respect. Mais là… C’est la terreur qui lui serre le ventre alors que son père baisse sur lui ses yeux clairs d’Irlandais. Et sans un mot de plus, la large main qui n’a pas lâché son bras le tracte vers la porte de la chambre d’hôpital, puis dans la chambre. La porte se referme derrière eux en silence, et Hernan garde les yeux baissés, car il ne veut pas voir, jamais, par pitié, ce qu’il sait qu’il va voir. « Monsieur ! Les enfants ne sont pas aut– » L’infirmière est condamnée au silence par le regard furieux que lui lance son père. Même elle, instinctivement, sait qu’il ne faut pas contrarier un homme dans cet état. « Tu ne veux pas parler ? Eh bien alors, regarde ! » Et soudain l’autre main se resserre sur son menton, les doigts calleux s’enfonçant dans ses joues, et le force à relever la tête. « Regarde ! Regarde ce que tu as fait à ta sœur ! »

Et il voit. Il voit le petit corps de sa sœur, sous les couvertures. Cette carcasse trop frêle qui s’est brisé comme une brindille au pied du grand arbre du parc alors qu’il tendait désespérément la main vers elle. Il voit les tuyaux et les fils, qui relient à la vie ce corps qui ne devrait plus l’être. Il voit la main, posée sur le matelas, cette main qu’elle tendait vers lui et vers le ciel. Puis soudain il croise le regard rougi de sa mère. Et alors, son cœur d’enfant s’arrête, rate un battement, puis repart dans une course folle. Parce qu’en plongeant dans les iris sombres de sa mère, il comprend qu’il a brisé quelque chose qu’il ne pourra jamais réparer. Elle l’aimera toujours, et il ne le sait pas encore, mais les années à venir lui prouveront que sa mère ne lui reprochera jamais « l’accident » de sa sœur. Mais il sait, instinctivement, qu’il a porté sans le vouloir un coup dont sa mère ne se remettra pas. Il sait. Et la culpabilité s’alourdit encore, s’ajoutant à celle de ce qu’il a fait à Mercè, et elle s’insinue dans chaque fibre de son être. Et cette culpabilité est de celles dont on se défait jamais vraiment, jamais totalement, jamais pleinement. De celles qui vous suivent une vie entière, vous rongent et vous minent. De celles dont il faut apprendre à vivre avec, à supporter, à accepter. Sous peine de les voir vous absorber complètement.

* * *


Ses Vans martèlent dans un battement mat le sol en dieu-seul-sait-quoi de la base. Le laboratoire est deux blocs plus loin, et son beeper hurle toujours furieusement alors qu’elle force l’allure. Une fois à droite, une fois à gauche, puis l’escalier. Elle connaît ce chemin par cœur. Elle freine à peine en arrivant à l’angle, incline légèrement le buste sur la droite… Et BONG. Elle heurte de plein fouet une silhouette trapue qu’elle connaît bien, rebondit et heurte le mur derrière elle dans un choc sourd. Un juron plus tard, elle a repris ses esprits et regarde l’homme qui l’a heurtée dans les yeux. « Qu’est-ce que tu fais là ?! Tu devrais être au labo ! » Elle lui arrache le papier qu’il a dans les mains alors qu’il balbutie une suite inintelligible de mots, et claque la langue d’agacement. Ses iris clairs parcourent rapidement le papier qu’elle a dans les mains, et tandis que son beeper hurle toujours furieusement, les rouages dans cerveau percutent enfin ce qu’elle lit. Elle fait un pas vers l’homme en face d’elle : « Ces résultats ? Qui ? » L’homme balbutie, hésite, se trompe. Elle trépigne mais ne s’énerve pas. Il est brillant. Juste inadapté. « Simon, focus ! FOCUS. » Il s’arrête, et son regard étrange se plante dans le sien. « Bien. » Elle lève la feuille à hauteur de son visage. « Ces résultats. Lequel ? » Une seconde passe, puis enfin : « Le dernier Oméga, ‘Hercule’. Ils m'ont envoyé. Te chercher. Effets... secondaires. Il– » Mais il n’a pas le temps de finir. Elle a repris sa course folle en lâchant dans la foulée un juron fleuri, et elle décampe dans le couloir alors que la feuille de résultats médicaux flotte dans l’air du couloir désert.

* * *


Il ne la lâche pas des yeux alors qu’elle s’avance lentement, presque paresseusement, vers lui. Mâchoires serrées à s’en faire craquer l’articulation mandibulaire, il roule des yeux agacés, lassé de ce cérémonial qui prend des plombes et ne sert pas à grand-chose. Il a grandi dans El Barrio, ce n’est pas une fille en sneakers encadrés de deux gorilles qui va lui donner des frissons d’effroi. Finalement, après une interminable marche, miss je-suis-en-charge de la situation parvient, à coups de foulées chaloupées, à la table à laquelle il est assis. Oh, et attaché aussi. Enchaîné, même. Elle prend place sur la chaise sans que celle-ci ne bouge d’un iota, puisque que comme la table et l’autre chaise sur laquelle son propre fessier a été brutalement installé, elle est ancrée dans le sol. Le sol. Il en rirait presque. S’ils savaient. Elle posa sur la table en métal – chauffée à blanc par le soleil qui lui tape sur le caillou depuis une heure qu’il attend miss-en-charge – un dossier de documents. Cette fois ça y est, un rire sarcastique s’arrache de sa gorge. Elle relève vers lui des yeux interrogateurs. « Vraiment ? Vous allez me faire le coup du dossier en carton dans la salle d’interrogation ? Et la prochaine c’est quoi ? Vous m’annoncez que je suis recruté par la Justice League ? » Il ricane. Il a toujours adoré ces comics. Il avait pour habitude de toujours en chopper chez l’épicier du coin. Pendant que les autres de la bande volaient des cigarettes ou dieu sait quoi d’autre, lui chopait les derniers comics ou les livres oubliés là depuis trop longtemps. Il se pencha légèrement en avant, les chaînes à ses poignets teintant sur la surface métallique de la table : « Si j'accepte… Je veux être Superman. » Il s’écarte, retombant sur le dossier dur de cette chose sur laquelle il est assis et qu’ils osent appeler ‘chaise’. « Pourtant je dois reconnaître… le cadre, ça c’est nouveau pour moi. Et croyez-moi, j’en connais un paquet sur les interrogations. » Et il essaye d’ouvrir grand les bras, mais son mouvement se bloque net à mi-parcours, la chaîne entre la table et ses poignets se tendant brutalement, et les poignées de fer mordant impitoyablement ses poignets. Alors il se contente d’embrasser le paysage rocheux autour de lui du regard. Ah ça, les interrogatoires en plein air, il reconnaît, c’est nouveau. Tant de roche… Le bout de ses doigts l’en démangerait presque.

La femme l’observe quelques instants, puis se tourne vers les deux gardiens, en retrait derrière lui. « Détachez-le. » Un silence interloqué lui répond, alors que les deux hommes échangent un regard circonspect. Lui aussi est silencieux, fixant avec une attention renouvelée cette femme venue de nulle part. « J’ai dit : détachez-le. » Le ton est sec, et la phrase claque comme un ordre dans le silence chaud de l’après-midi qui s’avance. Finalement les gardiens s’avancent, et l’un détache ses poignets tandis que l’autre détache la chaîne liant ses chevilles. Ils s’écartent tous les deux avec hâte, mettant le plus de distance que leur fonction de surveillants le leur permet entre eux et lui. Il aurait volontiers lâché une petite vanne sur le sujet, s’il n’était pas occupé à fixer sans ciller celle qu’il a en face de lui. Elle ouvre le dossier devant elle, qui s’avère sans surprise être le sien. « Qu’est-ce que vous voulez ? » Elle referme la bouche, interrompue dans son élan, et relève vers lui des yeux interrogateurs. « Pas la peine de me jeter ce regard, chica. Je connais la suite. Je sais ce qu’il y a dedans. Mierda, je n’ai pas eu ce magnifique uniforme orange du jour au lendemain. Je sais comment ça fonctionne. C’est donnant-donnant, souvent plus dans un sens que dans l’autre d’ailleurs. Alors on va couper la partie où vous me lisez mon CV d’accomplissements criminels divers, et vous allez passer directement à la partie où vous exigez quelque chose et où je réponds non. Je ne donnerai pas de noms. Pas de lieux. Alors maintenant vous allez rentrer dire à vos supérieurs que je suis un hiju’eputa qui refuse de parler, et moi je vais rentrer dans ma cellule bien gentiment. Ça nous économise du temps à tous les deux. » Déjà, un des gardiens s’avance, prêt à le rattacher. Ils sont habitués à ces interrogatoires qui tournent cours. Il faut dire que quand on a appartenu à l’un des gangs les plus importants de NYC, on doit forcément s’attendre à un peu de célébrité en prison. Dire qu’il a été attrapé sur une bêtise. Il était bon. Très bon pour leur filer entre les doigts en permanence. Mais sa sœur était sa faiblesse. Ils l’ont attrapé alors qu’il allait lui rendre visite, comme il le faisait toujours. Mais il n’a jamais rien dit. Jamais rien lâché. Des heures d’interrogatoire, durant lesquels dieu seul sait ce qu’il a dû passer, mais pas un mot, pas un nom, pas un secret. Il a traversé des heures de procès et de témoignages les dents serrées, a accepté sa condamnation sans broncher, acceptant, à vingt-cinq ans à peine, une vie de prison sans afficher le moindre regret. Et tous les deals qu’on lui proposa furent plus ou moins poliment refusés.

« Vous avez un talent, monsieur O’Shea. Un talent puissant, qui nous intéresse. » Ses mains, qu’il avait levées pour qu’on lui rattache, retombent sur la table dans un bruit sec, et il serre imperceptiblement les poings, la colère montant lentement en lui. Et sous ses pieds, il sent la caillasse trembler. Respirer. Calmement. Il affiche un demi-sourire narquois, qui masque à peine la rage qui bouillonne soudain dans son regard. « Comment ? Comment savez-vous ? » Elle sourit, pour la première fois, et ce sourire est comme de l’huile qu’on jetterait sur le feu qui le consume en permanence. « J’en sais beaucoup plus que vous ne pouvez imaginer. » Elle s’interrompt, referme calmement le dossier. Puis, plante son regard dans le sien et ajoute dans un murmure : « Sais-tu seulement ce qu’il est advenu de ta sœur, Hernan ? »

Et c’en est trop. Un cri rageur lui échappe alors qu’il se relève brusquement, le sol sous leurs pieds tremblant comme si la terre allait s’ouvrir en deux. Les deux gardiens derrière lui tombent à genoux, priant pour leurs vies alors que le sol continue de trembler, trembler, trembler jusqu’à en fendre le métal de la table sous la pression. « Alors c’était juste ça, hein ? Rapace, comme les autres ! » Il ouvre brusquement les bras, et dans un craquement à en déchirer les tympans, une faille d’un bras de large éventre le sol. « Vous voulez ce pouvoir ? Parce que vous croyez seulement pouvoir le contrôler, pouvoir me contrôler ? Croyez-moi, j’ai essayé. C’est impossible ! » Il claque ses mains l’une contre l’autre ; et la terre sur son ordre se soulève vers le ciel, morceaux de roches de la taille d’un homme lévitant à deux mètres du sol.

Mais il n’a pas le temps d’ajouter quoi que ce soit. Agile comme un singe, elle bondit sur la demi-table encore debout et ancrée dans le sol, et avant qu’il ait pu faire un geste, lui enfonce dans le cou le contenu translucide d’une seringue qu’elle a sortie de sa manche. Dans la seconde qui suit, il sent chacun de ses muscles se transformer en gelée, et il s’écroule lourdement en même temps que les roches qui lévitaient, subissant de nouveau la gravité, s’écrasent sur le sol. Et au-dessus de lui, à travers le voile de sa conscience qui lui échappe lentement, il distingue le visage rieur de la jeune femme. « Je peux vous apprendre à contrôler ce don, Hernando. Je peux vous apprendre à vous calmer. Vous n’êtes pas seul. Il y a d’autres comme vous, et le monde a besoin de vous. Félicitations ; vous êtes désormais dans l’armée des Etats-Unis. » Elle se relève, et jette aux deux gorilles : « On l’embarque à Fort Detrick. Et attachez-le, il va se réveiller dans – » Sa conscience s’évapore alors que la drogue pompe dans son système. La prochaine fois qu’il ouvrirait les yeux, il serait à Fort Detrick.

* * *


Elle court, sillonne les couloirs à s’en rompre les tendons. Non, non, et NON. Celui-là, c’est le sien. Le premier entièrement sous sa supervision. Le premier qu’elle a créé de A à Z. Elle a passé des années à étudier, des années à se battre, des années à convaincre ces machos d’une autre génération qu’elle était la plus apte à intégrer ce programme. Elle s’est défendue bec et ongles, a affronté l’obstination stupide de ses supérieures, accepté sans broncher les commentaires les plus offensants. Mais après des mois à faire semblant de découvrir des sujets qu’elle connaissait sur le bout des doigts pour flatter leur égo de mâles scientifiques dominants, elle a enfin obtenu le précieux sésame, le droit d’en créer un de A à Z.

Et elle leur en avait mis plein la vue. Ils l’ont même surnommé ‘Hercule’ en attendant l’attribution de son matricule officiel. Il n'a que quelques mois, mais quelle réussite. Oh, il était une réussite. Hell, il est, elle refuse d’utiliser le temps passé. Malgré cette feuille de résultats médicaux dont chaque paramètre lui indique qu’il est littéralement à deux doigts de mourir. De mourir, bon dieu ! Elle force encore l’allure, malgré ses poumons qui hurlent merci. Elle ne va pas le laisser lui claquer entre les doigts. Elle refuse. Elle va lui injecter dans le système chaque drogue qu’elle connaît s’il le faut, mais elle refuse de le laisser claquer. Ce serait trop facile. Ils ne rêvent que de ça, qu’elle se plante, qu’il se plante. Ils le poussent jusqu’au point de rupture dans l’espoir de tuer toutes ses ambitions à elle de scientifique. Elle est brillante, et ambitieuse, et elle ne les laissera pas faire.

Elle déboule dans la salle dans un claquement de porte, le souffle si court qu’elle ne peut même plus en prononcer un mot. Mais quand bien même elle aurait pu le faire, la scène devant ses yeux écarquillés lui aurait interdit toute parole. Le chaos est absolu. Des blouses blanches courent dans tous les sens, tous les moniteurs hurlent des paramètres qu’ils ne sont même pas programmés pour mesurer, et au milieu… au milieu il est là, recroquevillé sur un lit, relié à une quantité de fils dont elle connaît l’utilité dans leurs moindres détails. Et dans cette scène d’apocalypse, ses yeux ne peuvent se détacher de ce corps. Chaque muscle est crispé à en rompre la peau, à en exploser les articulations, à en déchirer les tendons.

En trois pas, elle est à son chevet. Il serre si fort les dents qu’elle peut les entendre grincer, mais pas un son ne lui échappe. Soudain ses paupières s’ouvrent, et il relève brièvement vers elle un regard vitreux de fièvre. Un soulagement immense la submerge. Il est vivant. Pour l’instant. Son regard se détache de la forme secouée de son ‘œuvre’, pour croiser de l’autre côté de lui celui d’un des hommes qu’elle abhorre le plus sur cette base. Et pourtant il est en charge de chacun de leurs entraînements. Sans exception. Son regard se durcit. « Qu’avez-vous fait ? » L’homme sourit à moitié, mais ne répond pas et hausse les épaules. Soudain, entre eux, un grognement émerge. « Dites… Je… m’en voudrais… d’interrompre… » Elle baisse les yeux sur la forme recroquevillée, mais ne peut retenir une ombre de sourire. Même à demi-mort, il ne peut pas s'empêcher de se la jouer smartass. « Toi, silence. Concentre-toi pour ne pas y passer. » Elle relève de nouveau un regard plus dur encore sur le militaire en face : « Je ne le demanderai pas une troisième fois… Qu’avez-vous fait ? C’est important. » Il la scrute quelques instants, et soudain le moniteur à sa droite se met à bipper furieusement. Elle écarquille les yeux, alors que la panique lui serre les entrailles, les réflexes médicaux ne tardant pas à y répondre. « REPONDEZ-MOI BON DIEU ! » Le militaire écarquille les yeux, hésite, puis finit pas desserrer les dents. « Je l’ai poussé. Je voulais connaître ses limites; j'ai trouvé. »

* * *


Ils forment un drôle de duo. Il y a des fois où il oublie comment ça a commencé, tellement ils fonctionnent bien ensemble. Entre les tables de la cantine de la base, dans une bagarre générale absolument chaotique. Ça faisait des semaines qu’ils lui tournaient tous autour. Il était le dernier arrivé, et reconnaissons-le, il faisait plutôt partie des bizarres. Hernan s’en fichait éperdument, et hésitait toujours à aller lui conter fleurette. En vrai, il l’aurait déjà fait depuis longtemps si les autres ne l’avaient pas assuré qu’il n’en valait pas réellement la peine, et de ne pas s’embêter avec un solitaire. Mais quelque chose en Hernan avait toujours détesté de voir un membre du groupe écarté de la sorte ; une sorte d’instinct grégaire irrépressible.

Mais ce qui devait arriver avait fini par arriver. Ils étaient tous des loups, des fauves, et ils avaient fini par se jeter sur le solitaire comme la meute qu’ils étaient. Très sincèrement, il n’avait bien jamais saisi le contexte ni la raison ; peu lui importait. Hernan aimait les bagarres, alors comme à son habitude, il avait sauté dedans pieds joints, et pour essayer de rééquilibrer un peu les forces en présence, avait pris le parti du petit nouveau qui se débattait comme un fauve. Voilà comment tout avait commencé. Entre les coups qui se perdaient, ils avaient découvert, alors qu’ils ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam, qu’ils fonctionnaient dans une sorte de synchronnicité parfaite, instinctive, naturelle. Ne nous méprenons pas, quand le petit malin lui avait annoncé de but en blanc une fois l’orage passé qu’il n’aurait pas eu besoin de ses services de toute façon, Hernan avait senti monter une de ces colères dont il avait le secret, et il avait réglé ça à coup de poings supplémentaires. Et c’est finalement alors qu’ils désinfectaient mutuellement leurs plaies que les présentations s’étaient faites, et qu’une amitié – pouvait-on encore seulement appliquer un terme aussi faible pour un lien aussi fort – comme jamais il n’en avait connue auparavant s’était créée.

« Tu sais ce qu’ils racontent, sur la base ? » Il ne tourne même pas la tête. Il sait que son partenaire est derrière lui. Ils ont pris l’habitude de s’entraîner ensemble, juste au cas-où, juste parce que. Hernan allonge sa position, concentré sur ses mouvements et sa respiration. L’armée et l’entraînement spécifique qu’on lui a attribué lui ont apporté plus qu’il ne l’aurait jamais cru. Discipline et travail sont parvenus à calmer l’instabilité colérique qui bouillonnait autrefois en lui. Il contrôle. Il est toujours aussi enragé, toujours aussi impulsif, toujours aussi sanguin, mais il contrôle. « Ils disent ça en riant ; tu parles. » Il change lentement sa position, bascule son poids. Le Hung-gar, discipline d’art martial chinois ancestrale, lui a apporté la stabilité que demande une mutation comme la sienne. Il sent une bouffée d’agacement teinté de colère en repensant aux commentaires qu’il a entendus une fois, au détour d’un couloir. Il sait que les plus improbables rumeurs circulent sur le duo – forcément, une telle efficacité, ça crée des jaloux. Mais celle-là… La colère monte, et un imperceptible grondement parcourt le sol sous ses pieds. Non. Inspirer, expirer. Il bascule une nouvelle fois son poids, son pied gauche glisse en caressant lentement le sol. « Il n’empêche… un de ces quatre, je vais leur faire ravaler leur– » Une vibration soudaine et brève se répercute dans le sol dur sous ses pieds. Sans réfléchir, il casse sa position et tourne sur lui-même. Il connaît ce son tellurique par cœur, et ce qu’il veut dire encore plus. En cinq pas, il est à côté de son meilleur ami. « Caray, Kirk. Interdiction de mourir, comme d’habitude. Trop de paperasse pour moi. » Il savait que ça allait arriver. Ils sont rentrés quelques jours plus tôt d’une mission qui les avait éprouvés tous les deux, mais son imbécile de meilleur ami s’est tout de même obstiné à lui vider le potassium du sang tandis que lui-même étouffait à moitié sur son lit tant les crampes étaient fortes. Mais il était trop tôt. Et en même temps, les médecins avaient tenté quelque chose de nouveau, dont il n'avait pas compris la moitié. Résultat, pendant que ces messieurs-dames notaient des résultats sur leurs ordinateurs, lui ramassait son ami à la petite cuillère. Il savait que ça allait arriver.

En un geste que l’habitude a rendu fluide et aussi délicat que possible, il soulève du sol et charge sur ses épaules son ami à peine conscient. Les jambes d'un côté, les bras de l'autre. Réflexe de soldat. « Et pas de morsures, Nosferatu. J’suis douillet dans le cou. » Il distingue une faible vibration contre son dos qu’il interprète comme une tentative faible de rire de la part de Kirk. Et tout en continuant son inlassable débit de blagues plates, il entame au pas de course la montée des escaliers vers la section hospitalière de la base.


En réalité je me nomme kementari / Lucie et je suis tombé sur vous grâce à la joueuse de Kirk What a Face . Je pense être présent environ c'est variable; je suis actuellement en échange étudiant au Canada, donc voilà, quand je suis là je suis très présente, mais il se pourrait que je disparaisse de temps en temps pour des petites visites Smile et enfin je pense que le forum est très très sympa   .
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MessageSujet: Re: Hernan + law of the jungle Ven 26 Aoû - 10:03

hellow baby  sitter du vampire !

Bienvenue parmi nous * lance les cookies unicorn *

j'ai hate de voir ce que ce petit perso donnera

Si tu as des questions n'hésite surtout pas à venir harceler les membres du staff * on aime ça * et ... les omegas vaincront !!!!


©Nîniel

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MessageSujet: Re: Hernan + law of the jungle Mar 30 Aoû - 7:58

Merciiiiiiii *chope les cookies GROAAAR *

J'espère être à la hauteur des attentes OMEGA POWAAAAA !!
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MessageSujet: Re: Hernan + law of the jungle Mar 30 Aoû - 23:02

Félicitation
Hey monsieur muscle ! Et ben c'est une sacrée histoire que tu nous as fait là xD mais j'ai adoré la lire x3 amuse toi bien parmi nous  
▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Te voilà maintenant validé(e), Félicitation tu vas pouvoir RP mais avant il va falloir faire encore quelques petites choses à faire. En premier, réserver son avatar dans le bottin pour éviter que quelqu'un le tente en vain.

Ensuite vous si vous êtes un mutant, il faudra aller répertorier son matricule et les choses évidentes pour les métiers et les habitations.

Quand vous aurez fais tout cela nous vous encourageons à créer votre page de journal afin de trouver des liens et donc vous aider pour Rp ^^

Amusez vous bien et bienvenue une fois de plus parmi nous.


©Nîniel

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