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Diana Baudelaire - Une fleur du mal
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MessageSujet: Diana Baudelaire - Une fleur du mal Mar 5 Juil - 19:31

Diana Baudelaire

Identité

Je m'appelle Diana Baudelaire, mais parfois mes proches me surnomment Dia ou Diane ce que j'apprécie selon de qui ça vient. Je suis née le 28 mars 2008 à Fort Detrick et j'ai donc fêté mes 22 (d'apparence) bougies. Dans la vie quotidienne, je suis serveuse au Riordan’s saloon et je gagne moyennement ma vie et cela me permet d'ailleurs de vivre dans Old Town. Ma vie est déjà trépidante, pourtant côté coeur je suis amoureuse et je suis plutôt attiré par les hommes. On me dit souvent que je ressemble à Alycia Debnam-Carey et pour remplir ce dossier, j'ai rassemblé mes photos grâce à Wilhiane.

Je suis donc de la génération upsilon et je connais le projet Avalon. Dans mes gènes j'ai deux pouvoirs d'inscrit et ils sont contrôle du métal & métamorphose en corbeau. Malheureusement, il y a aussi des inconvénients et voici la mienne : le métal est d’abord une matière lourde dans certain cas et il me coûte beaucoup de rivaliser contre des objets massifs tel qu’un avion, par exemple. Pour la métamorphose, c’est aussi un changement corporel intense et violent qui m’épuise considérablement et me demande du repos par la suite, ainsi que beaucoup de calories à ingurgiter. J’ai aussi peur de rester coincée sous cette forme, même si ce problème ne m’est arrivé que rarement.. Envers le Projet Avalon je me sens en colère

Quelques Questions

Pour les mutants
Quelles sont tes capacités ?Le contrôle du métal, c’est assez simple en soi. Cependant, si ce pouvoir paraît clair d’un point de vue extérieur, il est plus compliqué de l’appliquer quand on est la personne qui le détient. Il demande une certaine force d’esprit, à son image, un esprit dur et froid qui peut lui tenir tête et le modeler par la pensée. Même si une main tendue vers la cible est toujours plus facile pour viser. Il faut se concentrer pour le ressentir partout autour, l’attirer vers soi ou au contraire, l’expulser vers les autres. Du métal, il y en a partout autour dans le quotidien. Alors c’est un environnement agréable qui met facilement à l’aise celui qui le contrôle.

Il n’en va pas de même pour la métamorphose. Non, ça c’est vraiment compliqué à gérer. Transformer son corps jusqu’aux cellules mêmes, c’est une chose qui demande beaucoup de ressources. Du repos, des tas de calories à brûler et une bonne dose de concentration. Et ce n’est que les ingrédients. Se concentrer est nécessaire, river toute son attention sur l’acte de métamorphose, aussi. Le problème aussi, c’est de faire l’effet inverse. Passer du corbeau à l’humain demande encore des efforts déjà fournis, et donc du repos entre les deux passages. Oui parce que c’est dark et tout mais bon, rester coincé sous la forme d’un piaf c’est pas rassurant ni gratifiant non plus. C’est une bonne couverture, mais à n’utiliser qu’en cas de nécessité.

Quelle est ta faiblesse ? Comme dit précédemment, le métal est lourd et difficile à porter. Il demande donc de la concentration, surtout quand il s’agit de choses lourdes à manipuler, ainsi que de la précision. Tendre les bras ou la main vers ce que l’on vise est aussi plus pratique mais pas discret. Or la discrétion est une nécessité quand on est un fugitif. Aussi une grande fatigue peut me prendre ou si elle a lieu, mon pouvoir est considérablement affaibli et à un champ d’action réduit. Mais ma faiblesse réside surtout dans mon second pouvoir, bien évidemment. Encore une fois c’est la fatigue, mais surtout l’épuisement qui me gagne. Un tel changement demande beaucoup d’énergie et donc de calories. Il se peut donc que l’on me voit manger beaucoup avant mon intention de me transformer.
Vous l’aurez compris, ma principale faiblesse est la fatigue qui arrive vite avec la transformation, bien que dans les actions de la vie quotidienne, un mutant n’est pas sujet à un tel symptôme. C’est donc mes pouvoirs qui en sont responsables. La concentration et la modification corporelle sont des choses à prendre au sérieux et à ne pas abuser.

Comment as-tu découvert tes capacités ? Ce moment peut paraître comique, raconté comme ça. Mais franchement, c’était marquant. Pire, c’était meurtrier. Un jour comme les autres dans mon quartier, rien d’anormal ou de particulier. C’est arrivé comme ça, et je pense pouvoir prétendre que je n’ai rien mérité, ni jamais demandé quoi que soit. Je marchais, je rentrais chez moi plus précisément, et là les voitures ont commencé à grincer, les lampadaires à se tordre, les boîtes aux lettres à se froisser… Bref, tout ce qui était métallique tendait vers moi sur mon passage. Un véritable aimant humain qui s’est mis à paniquer face à ça. Il n’a pas fallu longtemps pour découvrir que cette chose, ce qui provoquait ce bazar, venait de moi-même. Et puis tout s’est embarqué, les objets ont commencé à se détacher du sol, à tournoyer. Les gens qui s’étaient d’abord rapprochés ont commencé à courir et ce fut bientôt le chao. Les objets qui contenaient du métal, dans leurs mouvements violents, ont fauché plusieurs personnes, dont certaines que j’ai vu mourir sous mes yeux. La panique générale et l’angoisse qui me prenait m’ont ensuite enchaîné sur ma seconde faculté. Rapide et incontrôlée, j’ai tout à coup rétrécit et des plumes noires m’ont couvert le misérable petit corps dans lequel j’étais enfermée. A la limite de l’hystérie, j’ai enchaîné mes deux formes, tantôt corbeau, tantôt humaine pour terminer dans une chute dont je n’ai pas plus de souvenirs. Ces métamorphoses à la suite m’ont complètement liquidé et lors de mon réveil, on m’a annoncé que je sortais d’un coma de trois semaines. Autant dire que c’est un évènement quelque peu marquant.

Caractère

Comme une bonne révoltée, ma personnalité relève de celle qui est engagée dans sa cause et digne de confiance avec les siens. Très sélective quand il s’agit d’apprécier quelqu’un, j’ai tendance à aimer peu de gens mais à beaucoup les estimer quand c’est le cas. Derrière mon aspect patient et calme se cache ma nature agressive. En même qu’attendez-ils après m’avoir implanté des souvenirs comme ça avec de telles capacités ? Comme de bons scientifiques ils avaient toujours été dépassés par ce qu’ils pensaient maîtriser, et maintenant je suis le fruit de leur résultats déplorables. Une véritable bombe prête à exploser. Désinvolte et désobéissante quand je l’ai décidé, je suis peu encline à suivre les ordres et encore moins à les approuver. Une jeune femme travailleuse mais volcanique trompe beaucoup de personnes qui se figurent à première vue, que je suis docile et innocente. Normal, à part ceux qui m’ont créé, personne ne sait ce que j’ai dans la tête. Je peux aussi être sincère, ce qui n’est pas toujours plaisant pour les gens qui aiment se surfaire mais peu importe, car je suis surtout asociale et obstinée. Quelque peu lunatique et compliquée si on creuse ma personnalité, je ne vais pas cacher que je suis tout de même d’apparence discrète dans la vie de tous les jours, étant donné que je vie à l’abri des regards. Mais le destin m’a rendu organisée et résolue à l’affronter.


Une fleur du mal
Je laisse à Gavarni, poète des chloroses,
Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital,
Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.


Florissone
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MessageSujet: Re: Diana Baudelaire - Une fleur du mal Mar 5 Juil - 19:44

Histoire


Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.


A quoi bon raconter ça ? Toute cette époque, tout ce qui m’a construit et m’a forgé, tout est faux. Vous dire que j’étais une personne brillante à l’école, aimée de ses parents et qui vivait dans une charmante maison au milieu d’un beau quartier, serait mentir. Pourtant les gens qui m’ont créée de toute pièce m’ont menti. Ma vie entière, l’essence même de ma création est un pur mensonge que je ne pourrais pas accepter. Au final j’ai même envié les personnes qui avaient de mauvais souvenir de leur passé. Se dire que des années de malheur étaient fausses me semble plus supportable que de s’avouer que sa réussite et sa famille aimante ne sont que du vent. Des fois je vis encore en me demandant si ce que je fais est bien réel, si j’ai finalement le droit au bonheur de temps en temps où si je suis condamnée au désespoir.

C’est pour ça que je me bats. Me dire que d’autres générations après moi peuvent subir ça, qu’ils peuvent en créer de nouveaux et toujours essayer, ça me révolte. Ma propre création me révolte en réalité. Mais je suis là et je dois vivre. Alors autant servir à quelque chose.

Je vais donc en venir directement à la réalité ou du moins, à ce que je pense être réel. Car je ne suis sûre de rien. Mes pouvoirs ont été une découverte affreuse dans le contexte passé. Me dire que j’allais devoir être séparée des gens que j’aimais à cause de ça, mon caractère ne s’en est que plus révolté. Les morts et les blessés que j’avais laissé derrière moi étaient la seule raison pour laquelle j’ai laissé ces militaires m’embarquer au Fort. Je me souviens du trajet qui s’est fait en silence, du bâtiment imposant qui m’a accueillit et refroidie de ses murs inhospitaliers. Les couloirs sombres qui m’ont menés à mon dortoir et enfin, les regards rivés sur moi. J’étais la nouvelle venue, et je n’étais pas seule.

J’ai créé avec difficulté, quelques liens parmi mes voisines, mais je les ai aujourd’hui perdues de vue. Je crois aussi que beaucoup sont mortes durant la révolte. Le temps est donc passé, long et interminable, à me demander si un jour ma vie changerait. Des fois je perdais espoir à me dire que c’était peine perdue, que ce Fort était ma geôle et que je ne méritai rien d’autre. Des heures à méditer sur ce lit maudit. Des heures à écouter les bavardages insupportables des pies autour de moi. Rapidement, la petite fille parfaite de la famille se transforma en véritable monstre à l’intérieur. Haire de cette manière rend méchant, et je ressentais souvent l’irrépressible envie de tout claquer, de défoncer les lits et les tables en hurlant. Mais non, je restais là, bien sagement comme une enfant docile. Ca a duré une éternité me semblait-il.

Alors des fois je partais. Je me levai directement de mon lit quand on n’avait pas de mission et je me baladais dans les couloirs. Inutile de dire que ce n’était pas une ambiance de folie. Des fois je croisais de nouvelles têtes et je me disais que c’était une bonne chose, pour ne pas finir cinglée dans cette sorte d’asile. D’autres fois je croisais des gens moins agréables. Comme ce type qui devait être aussi un mutant. Comment le décrire ? Naturellement insupportable et physiquement insultant ? Le genre de type qui aime vous faire sentir qu’il est au dessus et que vous devez vous écraser derrière. Le genre parfait qui me repousse en me rappelant qu’il y a vraiment des pauvres types dans ce bas monde. Je ne savais pas où ils l’avaient dégoté celui-là mais ils avaient fait fort sur ce coup. Ca arrive à tout le monde de se tromper. Alors à chaque fois que je croisais ces traits hautains, et ces yeux noirs qui semblaient tout mépriser, mes épaules tombaient et mon regard le fuyait.


Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.


Comment aurais-je pu croire que tout allait être chamboulé ? Au début ce n’était que quelques doutes, des incompréhensions, mais bientôt beaucoup de personnes eurent les mêmes. Et puis le secret a été violemment découvert. Comme une véritable gifle qu’on s’est prise. Nous, les mutants enfermés au Fort, nous n’avions jamais eu d’existence. Ces souvenirs, toute cette histoire qui faisait de nous ce que l’on été et définissait nos racines… Tout est parti en fumée. Rien n’était vrai et on avait été utilisés comme des pantins depuis le début.

Je me souviens d’une foule qui s’est précipitée dans les couloirs. Tous révoltés, tous hors de nous. Les lumières rouges dans les couloirs offraient un spectacle sinistre et le vacarme ambiant faisait presque trembler les murs. Portée par les miens, j’étais aussi déchaînée qu’eux. Mais aussi presque soulagée de pouvoir enfin hurler ma frustration envers cet endroit. Tout s’est passé rapidement, nous avons dominé peu de temps avant que les militaires ne rappliquent, armés jusqu’aux dents. Ils ont ouvert le feu et les bains de sang ont commencé.

Ils étaient tellement désespérés qu’ils tuaient leurs créations. Où ils avaient tout simplement peur. C’est là que j’ai compris ce que j’étais véritablement. Le monstre de Frankenstein, une chose qui n’aurait pas dû être là, une chose qui terrifiait même son créateur parce qu’elle l’avait dépassé. Alors en redoublant d’effort je déchaînai mes pouvoirs. Les lits du dortoir n’avaient pas survécu eux non plus. Les tables en barricades contre les portes que l’on franchissait, je faisais tout pour ralentir nos adversaires qui ripostaient sauvagement. Les couloirs semblaient interminables, un dédale à franchir, une épreuve adressée au plus chanceux d’entre nous. Oui parce qu’à ce niveau là, avec les tirs qui fusaient de partout on ne pouvait que supplier sa chance d’être épargné. L’horreur partageait bientôt ma révolte. Voir tous ces mutants tomber les uns après les autres autour de moi me faisait mal au cœur. Même ces filles qui dormaient avec moi, j’ai éprouvé de la pitié pour elles. Je les ai vu tomber aussi, une à une comme des quilles. Et toujours j’ai continué. C’est étrange la sensation que ça fait en y repensant, l’adrénaline dans le corps et les jambes qui fonctionnent toutes seules. L’impression que d’un instant à l’autre, on va mourir fauché sans s’en rendre compte.

Mais rien de ça n’est arrivé et bientôt, j’étais dehors. Mes pouvoirs à l’affut du moindre danger, les morceaux de métal volaient un peu partout autour de moi. J’étais consciente que ça allait m’épuiser à force de jouer comme ça mais je n’avais pas le choix. Des cris, des mutants qui couraient dans tous les sens et des militaires en rang, près à tirer. Voilà à quoi ressemblait le champ de bataille. On était prêt à gagner notre liberté et on continuerait jusqu’au bout, puisque désormais, on n’avait plus rien à perdre. Un mutant déchaîna son pouvoir, entraînant derrière lui plusieurs poteaux électriques. Je regarde, d’autres mutants filent et échappent aux géants de métal qui s’effondrent. Tous sauf un qui trainait.

Je n’étais pas étonnée de retrouver le mutant parfaitement hautain que j’avais déjà croisé dans les couloirs quand je m’ennuyais. Bon c’était mon jour des bonnes actions, et plus encore, je ne voulais pas voir mourir d’avantage de mutants. Les mains tendues vers le poteau électrique, je le retins de justesse. Il leva la tête vers ce qui devait s’effondrer sur lui, alors que je rageais intérieurement en me demandant quand est-ce qu’il comptait bouger. Définitivement il était insupportable.

Quand il s’échappa enfin, je repris rapidement ma route. Un coup d’œil m’indiqua que l’espace était désormais suffisamment dégagé et ma concentration assez bonne pour que je puisse m’occuper des balles qui fusaient encore. Tendant la main, je me tournais vers un groupe de militaires et déviai leurs projectiles assez facilement. Au moins j’avais épargné quelques mutants. Mais je n’en avais pas fini. Je gardai les balles que je fis pivoter pour les lancer à toute allure vers les hommes armés qui tombèrent. A cet instant, une sorte de satisfaction m’envahit. Les voir morts, étalés par terre pour ce qu’ils ont fait. Voilà quelque chose de satisfaisant.

La course continua encore vers les murs qui tardaient à se montrer. Ca y était enfin. J’arrivais devant le mur massif qui se dressait devant moi. On n’était plus beaucoup à être encore piégé. Je tournais la tête… pour tomber sur le mutant narcissique. Décidemment il n’allait pas arrêter de me coller celui-là… Je le regarde avec un air de défi. Alors comment il allait passer l’idiot de service ? Pour ma part je le laissai là et dans un ultime effort, je pris ma forme de corbeau pour m’envoler. Tant pis pour mes fringues, j’en trouverais d’autres. Mon vol dura un moment. Je ne me retournais même pas pour voir le Fort une dernière fois. Non la prochaine fois que je le verrai c’est que j’aurais assez de ressources pour le détruire.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

Un mois plus tard et avec un peu de patience, je m’intègre enfin discrètement. Pas de contacts, pas de proches, comme toujours en fait. Mais le monde et la liberté, voilà qui est agréable quand j’y pense. Ma peur première est de me retrouver face à mes cauchemars, à la dure réalité de ma création. Je ne veux pas y penser. Ma seconde crainte est les militaires qui nous traquent. Oh bien sûr, on s’est rassemblé rapidement, nous qui voulions lutter. Une rébellion discrète contre le Fort. Ce n’est pas toujours évident, cependant on y croit et continue de lutter.

Je viens de me faire embaucher comme serveuse au Riordan’s saloon. C’est un bon travail qui me donne de quoi vivre. Je ne demande rien de plus de toute façon. Discrète et sans problème, c’est une bonne vie. Au moins je peux recevoir mon argent en liquide et ne pas risquer de me faire tracer par l’informatique. J’aurais pu faire ma vie ici tranquillement, la passer terrée dans ce bar à service des clients plus ou moins aimables et terminer mon histoire ici. Mais non. Comme toute aventure qu’il a fait vivre à chaque personne rencontrée, ce mutant insupportable, est revenu dans ma vie comme il en était parti.

Un après-midi tranquille à l’heure où il y a peu de monde, je suis toute seule pour servir. J’aime bien ce moment généralement… Jusqu’à ce que « moi-je » débarque à l’improviste. Au début mon cœur manque un battement alors que je me dis que mon passé me rattrape rapidement. Je sais que certains d’entre nous sont restés au Fort pour continuer à les aider, ces pourris… Mais je me rattrape. Non je l’ai vu s’échapper avec moi, du moins presque. Il ne peut pas venir pour ça.

Mince il m’a vu. Il s’installe au bar avec son air à claquer, l’insolence gravée sur chacun de ses traits.

- Comment on se retrouve? dit-il fièrement.

Meeerde, il ne va pas commencer quand même ?  On avait eu la bonté et le respect de ne pas s’adresser la parole jusque là… Il va presque me faire regretter de l’avoir sauvé, cet idiot…

- Qu'est ce que tu viens faire là? je demande, sur la défensive.

- Ben je suis dans un bar non ? Alors je prends un petit café. Voilà ce que je viens faire là, répond-il avec arrogance. Allez, au travail.

Je le foudroie du regard. Non je n’ai pas rêvé, il avait vraiment décidé de m’emmerder. Sérieux, des types comme ça, les scientifiques auraient pu s’abstenir là. Mais qu’est ce que je peux dire ? Rien, je n’ai pas envie de perdre mon travail alors je me tais et je vais lui préparer sa tasse. Si j’avais de quoi rajouter quelque chose dedans…Sans un mot je lui sers sa tasse qu’il contemple. Mince, j’aurais dû partir immédiatement après, il va encore me faire un commentaire… Il relève la tête.

- C'est du café? J'avais pas dis euh... un verre de vin?

Quoi ?! Mais il ne savait même pas ce qu’il voulait dire en plus ! J’aurai explosé chaque parcelles métalliques de ce bar si je l’avais pu… Je me tais, sinon ça va mal finir. Je me retourne et prends un verre que je rempli du liquide immonde. Comment on peut boire ce truc en plus ? Mes nerfs débordent et je lui envoie son verre brusquement.

- Oooh n'oublie pas, le client est roi, ajoute-t-il avec un sourire narquois.

J’aurais dû le laisser mourir là-bas… Sans demander mon reste, je tourne rapidement les talons. Cependant je ne peux pas m’empêcher de jeter un coup de peur qu’il n’en fasse encore une. Et je n’ai pas tort. Deux secondes après, le voilà disparu avec son verre. Merde, je me dépêche de le suivre et le retrouve dans une ruelle où il a tourné.

-Et toi, l'idiot de service ! je l’interpelle.

Il se retourne d’un air nonchalant. Mais vraiment, il fallait ceui-là…

- C'est quoi tes manières ? On part pas comme ça avec les verres du bar !

Il regarde le verre et hausse les épaules avant de me le tendre.

C'est bon, j'allais le rendre, rapporte le maintenant.

Je le regarde me tendre son verre en me demandant d'abord si c'était pas ironique comme geste. Mais non. Ca y est, c’est trop… Je le prends et le plaque habilement au sol, histoire de lui faire comprendre la vie. Mais au dernier moment et comme de manière automatique, il se met à fondre littéralement dans le sol et plonge. Emportée, je me demande d’abord ce que peut être cette nouveauté. Donc son pouvoir secondaire c’est ça… Restait à savoir ce qu’il savait réellement faire. Je le lâche, surprise. Comme un idiot, il sort sa tête du sol. J’aurais presque été amusée à ce moment assez risible, tout de même.

- Hé ça se fait pas, ce pouvoir est assez dangereux mademoiselle, dit-il en essayant de sortir comme s'il grimpait un escalier.

Je le regarde et je ne peux pas réprimer une moquerie. En réalité, derrière sa façade c’est simplement un gosse.

- Je sais pas d'où ils t'ont sorti toi, mais tu fais sacrément pitié, je dit en souriant.

Qui aurait pu croire que cet idiot aurait pu me faire sourire ? Mais le pauvre petit chou se vexe rapidement en fronçant les sourcils. Tout à coup, une douleur au bras me prend… Putain, c’est quoi ça ?! Je lève la tête mais il a déjà tourné les talons. Il veut jouer à ça ? Très bien. Un sourire en coin, je lui soutire discrètement les quelques pièces de monnaie que j’ai senties dans la poche. Puis à mon tour, je retourne à mon travail, satisfaite.
Lendemain même heure je suis occupée à préparer des tasses de café jusqu’à ce qu’une voix me sorte de mes pensées.

- La même qu'hier, un café. Et je paye pas étant donné que j'ai payé en avance hier.

Je sens une insistance dans ses derniers morts et avant même de me retourner je reconnais celui qui me parle. Encore abasourdie malgré tout, je le regarde poser son journal et lever la tête vers moi, un sourire provoquant en guise de salutation. Sans autres paroles, il se remet à lire tranquillement. Et ne cache pas qu’il semble fier de lui… Cependant je ne m’énerve pas. Non j’ai mieux. Il m’a déclaré la guerre, je vais lui rendre la pareille. Et ce n’est pas un café mais un verre de vin que je lui tends. Quand il regarde, il ne dit rien mais je crois qu’il apprécie mon cran. Tant mieux. Et un jour je peux presque espérer qu’on pourra se supporter s’il est décidé à venir régulièrement.


- Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

Le temps passe et je n’ai pas eu tort. Nayel, dont j’ai appris le nom, revient souvent et je ne pars plus ailleurs. J’aime presque à rester derrière ce bar pour bavarder avec cet idiot. Au moins on rigole. C’est souvent que j’ai envie de le remettre à sa place, c’est sûr, mais je tiens toujours à mon travail. Ce n’est qu’un soir, où il a décidé de venir plus tard, que je le rejoins. J’ai le temps pour une fois, j’ai terminé mon service.

- Hé, attends-moi. je lui dis dans la ruelle.

Il se retourne, surpris. Je crois qu’il ne s’attendait pas à ce que je le rejoigne. Quand je le rattrape, on commence à marcher ensemble. Y a quelque chose, c’st bizarre et ça me dérange mais je continue quand même. Le sujet de la rébellion me titille encore. A y réfléchir, on n’a jamais parlé de ça. Cependant je garde le silence parce que je n’arrive pas à aborder le sujet. Et au final, c’est lui qui commence.

- Du coup... t'as pas trouvé mieux que serveuse ?

Je relève la tête, surprise. Décidemment, il n’arrêtera pas de m’étonner. Rarement dans le bon sens hein, mais bon, on fait avec. En plus, ça me paraît évident comme vie pour quelqu’un qui se cache.

- C'est une bonne couverture après ce qu'il s'est passé au Fort, j'ai de quoi vivre, c'est le principal ... Enfin c'est logique quoi.

Même en abordant le Fort l’envie d’en parler ne me vient pas. Tant mieux, il ne semble pas capter ça.

- Alors que tout le monde voit ton visage? Moi c'est facile, j'ai un boulot de planqué et puis bon, ça rapporte quoi.

Là je m'arrête et je le dévisage.

- Je reçois mon salaire en liquide, je n'ai aucune trace de transaction, tout est sur papier donc personne peut me pister. Et franchement, j'ai d'autres préoccupations que l'argent, j’ajoute en reprenant ma route.
Que l'argent ? C'est pour ça que tu m'as volé le premier jour ?
- Justement, c'est parce que c'est ta préoccupation, et tu es revenu le lendemain te faire payer un café.


A mes mots je sourie et n’hésite pas à lui reprendre quelques pièces pour lui taper sur le système à mon tour. On pouvait jouer longtemps comme ça, et on l’avait déjà fait, ce qui nous a fiat tenir de longues conversations des fois.

Arrête ça, dit-il avec un sourire amusé avant de se reprendre rapidement.

Je remarque son sourire. Ca m’étonne en même temps que ça me rend de bonne humeur. Là c’est vraiment bizarre, ce que je ressens quand je le regarde… Ses lèvres tirées et son air toujours hautain me sont presque agréables et rassurants à force. Puis il vient reprendre ses pièces qu’il tire de mes doigts. Seulement il ne semble pas vouloir bouger d’avantage. Ma main reste dans la sienne. C’est étrange mais en même temps ça me plait, alors je ne proteste pas. Je ne sais pas de quoi on a l’air comme ça, tous les deux, mais on continue en silence.

Je peux dire qu’on continue toujours à entretenir ce genre de relation. Dans ma vie de planquée et de révoltée, j’ai ce type arrogant qui me sort de la monotonie de la vie au moins. Et me dire que je l’aime c’est une chose, mais lui dire à lui, c’en est une autre et entre nous, elle est impossible car on est bien trop fiers tous les deux pour ça.

Poème de Charles Baudelaire, « L’ennemi ».

En réalité je me nomme Wilhiane et je suis tombé sur vous grâce à Alisha/Emilia/Verity (elles vont mieux je crois maintenant ^^). Je pense être présent environ 6/7 et enfin je pense que le forum est toujours aussi cooool.


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MessageSujet: Re: Diana Baudelaire - Une fleur du mal Mar 5 Juil - 19:59

Bonjour toi :3


N.L.
L’un t’éclaire avec son ardeur, l’autre en toi met son deuil, Nature ! Ce qui dit à l’un : Sépulture ! Dis à l’autre : Vie et splendeur ! by Wiise
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MessageSujet: Re: Diana Baudelaire - Une fleur du mal Mar 5 Juil - 20:07

Oh bonjour cher ami


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MessageSujet: Re: Diana Baudelaire - Une fleur du mal Mar 5 Juil - 23:46

Re bienvenue miss Smile
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MessageSujet: Re: Diana Baudelaire - Une fleur du mal Mar 5 Juil - 23:49

Merci bien ^^


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MessageSujet: Re: Diana Baudelaire - Une fleur du mal Mer 6 Juil - 10:50

Félicitation
Bon, serait-ce étonnant que je dise que j'ai adoré ta fiche ? xD En tout cas, dès que tu as ta fiche de liens, attend toi à voir débarquer Emilia ^^
Sinon je n'ai rien à re dire, tout me semble correct. Je modifie ton inscription à la mission immédiatement.
▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Te voilà maintenant validé(e), Félicitation tu vas pouvoir RP mais avant il va falloir faire encore quelques petites choses à faire. En premier, réserver son avatar dans le bottin pour éviter que quelqu'un le tente en vain.

Ensuite vous si vous êtes un mutant, il faudra aller répertorier son matricule et les choses évidentes pour les métiers et les habitations.

Quand vous aurez fais tout cela nous vous encourageons à créer votre page de journal afin de trouver des liens et donc vous aider pour Rp ^^

Amusez vous bien et bienvenue une fois de plus parmi nous.
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Diana Baudelaire - Une fleur du mal
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